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Ohabolana Malagasy : " Vari-vory amin'abatoraka (karazam-bary) : totoina tsy miray fotsy, ahandroin-tsy miray masaka. " |
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"Un régiment militaire sera créé pour l’éradication du banditisme dans l’Alaotra. La mise en place du détachement autonome de sécurité (DAS) peut être pris pour le commencement de cette implantation (…)" Voilà une bonne grande nouvelle qui a surpris tout un public de la ville capitale de la région d’Alaotra-Mangoro venu en très grande masse pour assister à la cérémonie de la célébration de la fête de l’indépendance nationale malagasy, dimanche 26 juin 2011, au stade municipal Rasolonjatovo.
Zones rouges
"La nouvelle nous fait renaître la joie de vivre. Enfin, on commence à respirer. Nous croyons que la réalisation de ce programme ne tardera pas", se sont réjouis presque tous les gens venus au stade. Très vite, la nouvelle s’est répandue jusqu’au fond fin des zones classées zones rouges du district d’Ambatondrazaka. Le marché municipal y compris. "Un endroit qui n’est pas à négliger car c’est un des point de rencontre des bandits en tous genres" , a-t-on lâché quelque part dans le public.
"Alaotra n’a pas que cinq ou sept zones rouges. Pour moi, toutes les localités doivent être priorisées dans la lutte contre le banditisme. Alors, ce futur régiment militaire sera la bienvenue", a soutenu un chef fokontany. Visiblement tout le monde était au débat. "Cela veut dire que le DAS n’existera plus. Moi, je suggère qu’on ne le supprime pas après la création d’un régiment. Cela fera davantage du bien", dit une jeune femme à ses collègues. Elles venaient d’Andrebakely-Nord d’Amparafaravola et étaient en train de faire un shopping au marché d’Ambatondrazaka.

Des nouvelles infrastructures ont été inaugurées jeudi 23 juillet 2011 en marge de la cérémonie officielle de la foire municipale dénommée "Fivoarana" ayant lieu du lundi 20 au 25 juin à Ambatondrazaka. À l’issue de la cérémonie, des délégations composées du chef de la région d’Alaotra-Mangoro, du premier magistrat de la ville et des politiques ont procédé à une série de coupure de ruban inaugural.
D’abord, à Antanifotsy, sur une portion de route dénommée "Malama-maina". Il s’agit d’une descente causant un problème permanent aux usagers. L’hiver comme l’été, cette pente s’avère difficile à grimper, non seulement à cause de son irrégularité en terme de degré d’inclinaison mais aussi de son mauvais état. Actuellement, l’ancien Malama-Maina ne présente plus un gros ennui pour la circulation après sa réhabilitation. Des canaux de déversement longent ses rebords. Puis le périple inaugural a continué à "Passage" - une localité d’un des bas quartiers de la ville – pour l’inauguration d’un bâtiment conçu pour la toilette publique. Enfin, l’inauguration du "Tranompokonolona" d’Atsimondrova, nouvellement réhabilité avec la salle de mariage de la commune ainsi que d’un nouveau bac ordure dans le même fokontany.
"Ce dernier est un échantillon des bacs respectant les normes", a mentionné le Me Jacques Andriamanirison Nirina Nampoizina, maire de la ville d’Ambatondrazaka. Il a rajouté que plusieurs collaborateurs ont contribué pour la réalisation de ces divers projets entrant dans le cadre de la mise en vigueur de la politique d’urbanisme. Entre autres la direction régionale de l’éducation nationale et la région d’Alaotra-Mangoro.

Comme toutes autres régions, Alaotra-Mangoro a marqué la date de 26 juin 2011, cinquante et unième anniversaire de l’indépendance malagasy, dimanche dernier. La cérémonie officielle a eu lieu à partir de 10 heures, la matinée, au stade municipal Rasolonjatovo à Ambatondrazaka. Dans un calme respectable, revue militaire, salut aux couleurs et décorations honorifiques se sont déroulés sous une ambiance marquée, pour la première fois pour cette ville, par la présence effective des militaires au défilé. Ceux sont des éléments du détachement autonome de sécurité, fraîchement créé pour 7 communes rurales réparties dans les districts d’Ambatondrazaka et d’Amparafaravola. Outre la commune urbaine, l’on a aussi noté cette fois la participation des délégations représentant les 19 autres communes formant le district d’Ambatondrazaka, et des membres de la ligue régionale de rugby, cette dernière nouvellement créée. Aucune série de discours n’a eu lieu qu’au cocktail offert par la région d’Alaotra-Mangoro au Stand Central d’Avaradrova-Nord. Des hautes délégations conduites par un membre du gouvernement de la Transition, en la personne de Christine Razanamahasoa, ministre de la justice et grade des sceaux, ont été présentes à la cérémonie.

Il faut dire que la ville d’Ambatondrazaka a fait un grand saut en avant ces derniers temps. Actuellement, un réseau de "taxi Be" venait de voir le jour dans cette ville qui a été la première à inventer les taxis motos ainsi que les taxis vélos dans la grande-Ile. Certes, il y a déjà un ou deux ans, des rumeurs ont fait le tour de la ville que des bus débarqueraient, mais personne n’y croyait même si, il y a encore presque un mois, la commune urbaine a commencé à implanter des panneaux d’arrêt pour les taxis Be à travers la ville. La naissance de ce nouveau réseau de navettes a alors surpris tout le monde, un bon matin de jeudi 23 juillet 2011, la journée-même de la cérémonie officielle du "Tsenabe Fivoarana" se déroulant la semaine du 20 juillet, à Ambatondrazaka. Ce qui a sauté aux yeux est que les gens s’y ont déjà, on dirait, familiarisés, et déjà c’est la bousculade dès qu’une navette passe devant un arrêt, à ariary 300 la course. Ce sont les coopératives de transport routier des zones régionales, collaborant avec la commune urbaine d’Ambatondrazaka, qui prennent en main la mise en marche de ce projet.
La semaine du 13 juin 2011 a été consacrée semaine de la sensibilisation sur la lutte contre le travail des enfants à Ambatondrazaka. Un atelier de renforcement de capacité et d’échange d’informations relatif à cette lutte a regroupé des personnes issues de diverses institutions dont entre autres des journalistes et des hôteliers, le mardi 14 juin dans les locaux de la mairie de la ville. La journée a été marquée par la venue de Samuel Andrianarivony, coordinateur régional du projet Kilonga.
En collaboration étroite avec plusieurs acteurs sociaux tels que des secteurs privés, des organisations de société civile, les médias ainsi que des associations, le projet "Kilonga", financé par l’US DOL (United States Department Of Labor) contribue à la lutte contre le travail des enfants. Ces derniers, selon une convention reconnue sur le plan international, allant de 6 à 17 ans.
D’après Serge Ramahefarivo, animateur de district dans la localité d’Alaotra dans cette lutte, 173 enfants dont 152 sont d’Ambatondrazaka ont été retirés de leur travail et réinsérés dans le processus scolaire. "En une semaine, nous avons pu retirer 109 enfants de la prostitution. Seulement il ne s’agit pas tous des prostituées car le projet ne s’occupe pas uniquement de l’enfant déjà travailleur (l’enfant à retirer), mais aussi de l’enfant à prévenir. Ce dernier pourrait s’agir de sa petite sœur ou de son petit frère selon le cas. En somme ce projet prend en charge deux enfants par famille par le biais de l’éducation et non par des sanctions", a expliqué le remarquable animateur. Selon toujours ses précisions, le travail des enfants peut se manifester sous plusieurs formes dont 6 sont considérées comme les pires de toutes. Par ordre décroissant, la prostitution ouvre la liste des pires formes de travail des enfants. La journée du 16 juin s’est déroulée un carnaval à travers la ville. Des enfants "Kilonga" ont participé à cette activité suivie d’une séance de témoignages des "Kilonga" et d’une déclaration officialisant la mise sur pied du comité local pour la lutte.

Fin du cauchemar pour la population d’Ambatondrazaka et de ses environs. La ligne ferroviaire reliant Moramanga à cette ville est rouverte. Actuellement, les voyageurs ont à nouveau deux possibilités de parcourir une distance si infime les isolant depuis toujours du reste du monde. Sur route, De Ivohidiala à Marovoay, il faut faire 138 kilomètres de trépidations et de ballotages pour se retrouver sur une route goudronnée menant vers le premier carrefour offrant encore le choix au passager à quel vent de nouveautés et de développement il peut s’intéresser.
Vivement le retour
"Sur les rails, le voyage ne dure que quatre petites heures pendant lesquelles tout le monde peut se réjouir des va-et-vient autant qu’il le veut. L’espace entre les chaises ne fait pas mal aux genoux. On peut aussi se soulager de quelques besoins parce qu’un wagon a deux cabines de toilettes. Chaque voyageur peut suivre avec tranquillité le défilement du paysage. Dans le train, il n’y a aucun dos-d’âne qui peut vous faire sauter jusqu’au plafond quand le chauffeur de taxi brousse, par exemple, est de mauvaise humeur. Surtout, tout cela sous une ambiance bien aérée grâce aux grandes fenêtres longeant le wagon (…)". C’est ainsi que se sont éclatés les passagers lors d’un voyage inaugural de la réouverture de la ligne Moramanga – Lac Alaotra. La cérémonie a eu lieu dimanche 19 juin 2011, dans la matinée. Une rare occasion s’offrant aux adeptes du train de faire un voyage aller-retour gratuit entre Ambatondrazaka et Ivohidiala.
"Cette initiative est principalement du partenariat entre Meva Service, la société Madarail et de l’État Malagasy. Nous comptons rouvrir aussi l’axe menant jusqu’à Ambatosoratra. Pour le moment, les horaires du train des voyageurs reliant Motamanga à Ambatondrazaka se répartissent en deux allers et deux retours. Mais nous avons l’intention de ne pas en rester là.", a indiqué un haut responsable au sein du Meva service.


La commune urbaine d’Ambatondrazaka est sortie de son habitude. Auparavant, aucune foire municipale n’a eu lieu dans cette ville avant l’anniversaire de l’indépendance, ni avant la fin de mois de juillet, non plus. Cette année, tout a changé. La foire, devenue un des rites symbolisant les vieilles traditions socio-économiques de la ville grenier se campe en plein mois de juin. Ainsi, des supports publicitaires de tous formats ont indiqué depuis quelques semaines que cet évènement mélangeant millions d’individus et marchands tout venant allait avoir lieu du 20 au 25 juin 2011, mais personne n’y croyait, jusque vers le début de la soirée d’avant-hier. À cet instant, des vendeurs de friperies et des téléphones mobiles ont commencé à installer leurs stands. Vers minuit, des axes routiers faisant cadre du champ de foire commençaient à ne plus être accessibles en voiture. Seules les deux roues y passaient. Lundi 20 juin, au petit matin, on a indiqué les gares routières des zones nationales et régionales sont déplacées respectivement devant l’agence de l’Urcecam et en face de l’ex-agence Somacodis située à Avaradrova. Des kiosques de vente de meubles et de matelas occupent (provisoirement) leur vieille gare.

La population d’Ambatondrazaka, elle aussi, a commencé à s’ennuyer du service des stations ravitaillant de carburant de la ville. Depuis mardi après les fêtes de Pentecôte, des gros engins, notamment des poids lourds font la queue devant les stations service. Le lendemain, on a remarqué ensuite que d’innombrables jerricans ainsi que des bidons sont venus étoffer le rang déjà grotesque à cause des camions de toute taille qui n’ont rien trouvé mieux à faire que de chercher de noise à de petites voitures ayant la chance d’être conçues pour l’essence. Les grosses queues occasionnées par cette rupture de stock de gasoil n’entraînent alors jusqu’ici que de décadence totale de la fluidité de la circulation routière et les risques d’accidents qui pourraient en découler. Il faut aussi noter que des grandes cérémonies n’ont pas pu non plus s’échapper de l’impact de ce genre d’incident. La matinée du jeudi 16 juin 2011, la ville a subi une coupure générale d’électricité.Des organisateurs ont été alors obligés de trouver des groupes électrogènes. D’autres, à l’exception des mariages, ont dû reporter leurs dates.

Grâce à l’appui de Mac Arthur Foundation, Durrell Wildlife Conservation Trust est en mesure de mettre en œuvre un projet de patrouille villageoise pendant trois ans et ce débutant cette année 2011. L’opération s’entamera autour des zones prioritaires de conservation des transferts de gestion forestière et de l’aire protégée, les zones de pêche interdite y comprises.
"Les dix années d’expériences sur le suivi écologique participatif ont montré que les données collectées par les villageois peuvent servir d’outil efficace de prise de décision afin d’améliorer la gestion des ressources naturelles. C’est pour cette raison que nous voudrions solliciter une collaboration venant de toute part pour soutenir la responsabilité de la communauté locale", a mentionné Ramenason Rasolonirina, directeur régional de l’environnement et des forêts d’Alaotra-Mangoro, à l’issue des deux journées de formation des agents au centre EKAR Victoire Rasoamanarivo des 67 hectares d’Avaradrova Ambatondrazaka. La formation a eu lieu mardi 7 et 8 juin 2011.
Au total, 96 agents de patrouille recrutés au mois de mai 2011 ont bénéficié de cette formation. Ils proviennent de plusieurs localités à savoir Andilana-Sud, Ambodivoara, Ambatofotsy, Angoja, Ambohimanga, Ambaiboho-Station, Andilana-Nord, Andreba-Gare, Belempona, Vohimena-Be, Vohimenakely, Anosibe-Ampilahaona, Anororo, Ampasika, Antanifotsy et Vohimarina. "Chacun de ces agents, au nombre de 400 dans tout Madagascar, est équipé d’uniformes et de casquette portants les logos du ministère de l’environnement et des forêts ainsi que celui du projet Durrell, d’un appareil photo et d’un téléphone portable pour faciliter son travail", a rajouté le directeur régional. Un badge approuvé par le DREF d’Alaotra-Mangoro est également attribué à chaque moniteur pour assurer sa visibilité et le respect dans le village.

La région d’Alaotra-Mangoro a, pour sa part, célébré la journée mondiale de l’environnement à Ambodivoara. Une localité située dans la commune rurale d’Ambohitsilaozana, un des portails d’accès tout directement dans le grand lac d’Alaotra. La cérémonie s’est tenue au milieu du village jeudi 9 juin 2011, sous un climat hivernal et qui a été marquée par la venue des partenaires financiers et stratégiques du ministère de l’environnement et des forêts dans la lutte contre la dégradation de l’environnement. C’était pendant cette journée aussi que les 96 agents de patrouille nouvellement formés à Ambatondrazaka ont été présentés publiquement pour la première fois. C’était à Ambodivoara aussi que les équipements (uniformes, téléphones portables, appareils photo…) qui leur avaient été promis lors de leur formation leur ont été remis officiellement. Vers la fin de la cérémonie, ces nouveaux agents ont prêté serment qu’ils exerceront leurs tâches dans toute loyauté et d’assiduité.

Une délégation conduite par le docteur Richard Ramandehamanana, chef de la région d’Alaotra-Mangoro, assistée par Nadine Ramaroson ainsi que plusieurs membres d’une ONG dénommée Manolotsoa Alaotra, ministre de la population et des affaires sociales, a consacré la journée du samedi 4 juin 2011 à une cérémonie officielle pour la célébration de la journée internationale de la famille. La journée a été marquée par une remise de don d’une tonne de riz blanc suivie d’un déjeuner au stand central d’Ambatondrazaka.
"Le riz blanc est de la région Alaotra-Mangoro mais la distribution est attribuée à l’ONG Manolotsoa Alaotra. Seulement ce don est destiné aux gens défavorisés", s’est exprimé un haut responsable de la région d’Alaotra-Mangoro. L’invitation au déjeuner, en outre, une initiative de l’ONG Manolotsoa Alaotra en guise de la célébration de son dixième anniversaire, a été adressée à des gens nécessiteux provenant de tous les fokontany de la ville d’Ambatondrazaka et de ses alentours.
Entre temps, la ministre de la population s’est consacrée à une série de remise de jouets pour enfants et de l’aide dans quelques quartiers de la ville. D’abord, elle a offert des outils éducatifs et des articles d’amusements aux élèves handicapés scolarisés à l’école primaire publique d’Anosindrafilo. Ensuite, elle a été à "Bagdad", un des quartiers abritant des personnes défavorisées situé dans le fokontany d’Avaradrova-Sud pour la même cause. Enfin, la ministre a profité de son passage de la ville capitale grenier pour une visite sur les terrains dans le quartier d’Abattoir d’Avaradrova-Nord pour y remettre une aide à une famille dont la maison est victime d’un incendie.

Pour la troisième fois, des personnalités issues de diverses institutions se sont regroupées à Ambatondrazaka vendredi 10 et samedi 11 juin dans les locaux du centre EKAR Victoire Rasoamanarivo sis aux 67 hectares d’Avaradrova-Nord pour la préparation des jeux nationaux du sport scolaire. À l’ordre du jour la création du comité principal de l’organisation du "Fandinaka 2011", le nom des jeux cette année. Le comité comporte 10 commissions dont entre autres une commission du logistique et protocolaire, médicale, restauration, transport, sécurité et communication. La première journée du regroupement a été consacrée à des travaux de groupes pour bien déterminer le rôle et les tâches de chaque commission dont à la tête un président voté par tous les membres. Participant à cet atelier des restaurateurs, des transporteurs, des responsables au sein des forces de l’ordre, des artistes, des journalistes, des spécialistes en travaux d’ouvrage, des médecins et bien d’autres personnes provenant des institutions jugées indispensables à la bonne marche de l’organisation des jeux.

Il faut dire que les militaires répartis dans les sept détachements autonomes de sécurité nouvellement placés dans la région de l’Alaotra ne chôment pas. Jusqu’ici, des chefs de gangs tombent un à un, chaque jour, sous les balles des ces hommes issus de la région militaire RM3 de Toamasina et de la 316è compagnie d’Analangoaika d’Andilamena. Remarquablement bien adroits, ils ne ratent leurs cibles aussi bien dans le noir qu’en plein jour.
D’abord, c’était Badoda, Rakotoarisoa Julien de son vrai nom, dit "Ben Laden Gasy" d’Ambohitsilaozana qui a pris le "grand départ", et quelques jours plus tard ce fut le tour d’un certain Léa. Ce dernier, selon les affirmations recueillies auprès des sources locales, était un brigand de taille à la tête d’une équipe de rapaces adeptes du viol et de l’extermination. Entretemps, d’autres éléments du D.A.S placés dans la commune rurale de Feramanga-Nord du district d’Ambatondrazaka viennent d’abattre un certain Prosper dit Prôsy. Un illustre chef qui a fait parler de lui pendant longtemps.
À la volée
"Il a dit que ses compagnons habitent à Andigadingana et a promis de les dénoncer. Au cours de route, il a pu se créer l’occasion de prendre la fuite. Malgré les avertissements, il a pris ses jambes au cou. Les militaires ont alors pris une mesure plus sévère", a témoigné quelques individus faisant partie des rares habitants de l’endroit dénommé Ambodigavo, par là où le terrible Prôsy a été enfin obligé de rendre son âme. De bas en haut, son thorax fut transpercé et broyé par une balle. L’évènement a eu lieu jeudi 26 mai 2011, vers 9 heures 30 du matin selon des sources voulant garder l’anonymat.
Ainsi, "…l’apaisement semble retrouvé petit à petit dans cette localité qui a eu la chance de bénéficier de la manne militaire. Cela ne peut que nous faire du bien. Mais les militaires devraient aussi poursuivre dans les montagnes de l’est. C’est là que ces immondes se cachent (…)", a-t-on lâché pendant le moment où un médecin a procédé à des expertises sur le corps.

"On ne sait plus qu’est-ce qu’ils veulent ces transporteurs à la fin ! À mon avis, personne ne les a obligés de créer des coopératives et de devenir transporteurs. On dirait qu’’ils cherchent toujours à tout chambouler. Si c’est ainsi ils peuvent partir à la retraite. Auraient-ils un dessous politique ?" a-t-on fait entendre dans le public face aux différentes manières dont certains responsables auprès des coopératives routières adoptent face au programme d'urbaine d’Ambatondrazaka les indiquant de rejoindre enfin la nouvelle gare routière d’Ambalabako.
Insécurité
"Comment pourrons-nous nous installer à Ambalabako. Son écartement du centre ville nous inquiète tant. Nos passagers et nous-mêmes ne serons jamais à l’abri de toute insécurité tant qu’une mesure d’accompagnement ne soit prise. La présence d’un vigile de sécurité ne suffira jamais à rassurer qui que ce soit face aux éventuelles attaques qui pourraient survenir d’un moment à l’autre. Imaginez qu’une voiture débarque sur la gare routière à 2 heures du matin. Elle sera certainement à la merci des brigands. Deuxio, l’écartement constitue aussi un grand problème aux clients. La situation est en faveur de tous les profiteurs tels que les taxis ville qui n’attendent plus que ça (…)", arguent des présidents de coopératives de transport des lignes nationales. Ils se sont rendus même voir le maire de la ville, vendredi 27 mai 2011 dans la matinée pour entamer une discussion allant dans ce sens.
Pour le moment, toutes les coopératives de zone nationale sont renvoyées de la place située derrière la gare ferroviaire de Madarail à Madiotsifafana. Leurs guichets sont actuellement installés dans l’ancienne gare routière des zones régionales située près du marché municipal.

"Décidément les fontainiers nous déçoivent. Ils n’en font qu’à leur tête. Ils ont appliqué seulement une semaine ce qui est indiqué par le dernier arrêté municipal fixant le litre d’eau à 1 ariary aux bornes fontaines publiques. Actuellement, le tarif redevient comme auparavant", se sont plaint des consommateurs dans plusieurs fokontany de la ville d’Ambatondrazaka. Effectivement, la commune urbaine de la capitale du riz vient de sortir officiellement un nouvel arrêté mardi 10 mai "abrogeant toute disposition antérieure pour la gestion de l’eau sur toutes les bornes fontaines publiques dans les 9 fokontany"."Les fontainiers désirant un nouveau contrat doivent impérativement déposer une nouvelle demande. Ceux qui abandonnent seront remplacés par des nouveaux recrus", a mentionné clairement Charles Rabeharimanana, premier adjoint au maire de la commune urbaine d’Ambatondrazaka, lors d’un point de presse ayant lieu le jour de la sortie officielle de l’arrêté. Côté fontainiers, ils affirment qu’ils sont obligés de revenir à l’ancien tarif pour ne pas subir une perte, soit 1,5 ariary le litre.

Le train partira à nouveau d’Ambatondrazaka. C’est n’est plus une rumeur actuellement car depuis deux ou trois mois, on remarque la présence de gros engins pour de travaux d’assainissement et de réhabilitation des ponts, des rails ainsi que leurs bordures. En ce moment, ces machines de chantiers sont depuis un moment arrivées à l’est du fokontany d’Antanifotsy Ambatondrazaka, l’endroit où la gare ferroviaire de la localité a toujours été malgré la disparition complète des trains depuis les années 90. Une cérémonie d’inauguration a été déjà même prévue samedi 28 mai 2011 à Ambatondrazaka pour l’annonce officielle de ce grand retour, mais pour de raisons d’ordre technique est reportée le 18 juin prochain. Jusqu’ici, les passionnés des voyages en train sont obligés de rejoindre la gare d’Ivohidiala, à peu près 25 kilomètre au sud d’Ambatondrazaka, pour prendre le train. Une voiture spéciale les y conduisent ou les accueillent pour les voyages retour. "Il est grand temps de revivre l’ambiance classique des voyages avec le train "choc choc" et celle orchestrée de celui connu sous le non de "regarega". Finit les terribles trépidations cahotantes de la route nationale des propagandes", se réjouissent bon nombre de gens. Ils sous-entendent par là la RN 44 qui, jusqu’ici ne ternit l’image d’une ville dite capitale de l’autosuffisance alimentaire.

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Site mise à jour le 18/05/2012
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