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Ohabolana Malagasy : " Vari-vory amin'abatoraka (karazam-bary) : totoina tsy miray fotsy, ahandroin-tsy miray masaka. " |
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Après le lancement de son "Booklet illustré" , lundi dernier à Moramanga, le Projet Ambatovy a présenté officiellement un autre ouvrage plus conséquent et plus soutenu intitulé "Soutenir la croissance et le développement à Madagascar" . La cérémonie officielle a eu lieu jeudi 13 octobre 2011, à son siège, au Tranofitaratra Ankorondrano, Antananarivo, devant une assistance principalement composée de parties prenantes d'Ambatovy.
Transparence
Un autre outil de communication lié à l'engagement à la transparence, cet ouvrage d'une cinquantaine de pages de textes et de belles photos reflète les différents engagements d'Ambatovy envers la population malgache, en général, et envers les communautés de ses sites d'intervention, en particulier. Il contient les informations générales sur Ambatovy telles que sa vision, ses valeurs, le nickel et le cobalt, ses partenaires, ses ressources humaines, mais il permet également de prendre connaissance et se rendre compte de l'ampleur des investissements de la compagnie minière sur différents enjeux concernant la société, l'environnement, l'économie, la culture, la santé, l'éducation, etc. "Depuis le début, Ambatovy a fait vœu de transparence et cet ouvrage vous le confirmera. Ambatovy est prêt à honorer son engagement de toujours : apporter une contribution majeure à la prospérité nationale à Madagascar", a déclaré le Directeur Adjoint des Relations Externes du projet Ambatovy, Mark Sitter.
L'ouvrage en question permettra également à Ambatovy d'apporter des réponses sur bon nombre de questionnements à propos de l'exploitation minière du Projet, "lequel entend satisfaire les curiosités et lever les doutes éventuels concernant sa présence et ses activités sur les sites". Édité en deux langues, anglaise et française, contrairement au "Booklet illustré" qui est entièrement rédigé en malgache, l'ouvrage est aussi destiné au grand public.
Les employés de la mairie d'Ambatondrazaka, sous l'égide des techniciens dépêchés par la voirie se mobilisent pour divers travaux d'aménagement. Ainsi depuis la tombée de la première pluie du 06 octobre 2011, une forte équipe issue de la commune urbaine ont commencé à entamer une série de descentes dans les fokontany et ce notamment dans ceux qui sont, chaque année, victimes des dégâts engendrés par le problème d'évacuation d'eau.
Incivilité
«Il faut dire que bon nombre d'habitants de la ville ont toujours besoin qu'on les rééduque. Les uns se croient, on dirait, dans un monde où la loi n'existe plus, tandis que les autres, ceux qui se prennent en quelques sortes pour des «snobs» sont tous les temps en proie des calamités d'irresponsabilité. Il faut à tout prix trouver le moyen efficace pour faire cesser cette incivilité catastrophique et le trouver ensemble, sinon nous nous retrouvons toujours dans la même situation», a dit le Me Jacques Nirina Andriamanirison Nampoizina, maire de la ville capitale de la région d'Alaotra-Mangoro.
La majeure partie des problèmes d'évacuation d'eau dans les bas quartiers d'Ambatondrazaka est issue du laisser-aller de certains habitants des localités de la haute-ville. Ces derniers, notamment ceux habitant certains quartiers comme celui d'Ambohimasina et dont l'habitat longe le grand canal déversant sur Ampasambazimba, jettent n'importe quoi dans le déversoir. «Emportés par les eaux de la première pluie, des gros détritus à savoir des troncs d'arbre, des matelas de foin, des vieux ustensiles en plastique ainsi que toute sorte d'immondices telles que des cadavres de gros animaux s'entassent devant l'ouverture de chaque buse et y constituent un véritable mur rendant toute évacuation difficile voire impossible», a noté le maire.
Chaque année, plusieurs quartiers de la ville d'Ambatondrazaka en subissent les conséquences telles que l'inondation, l'insalubrité et l'épidémie de telle sorte que l'on note une forte augmentation en nombre de clients auprès des centres de santé de base.



Jamais remis à son état initial, la rue principale desservant le fokontany d'Ampasambazimba abrite actuellement une grande brèche âgée de 8 ans. Le danger se localise entre une église et un centre thermique de la ville. Le pire est à venir car c'est le seul chemin emprunté régulièrement par des poids-lourds pour l'approvisionnement en carburant du centre. Sur cette partie, il ne reste plus que la moitié de la surface de la rue. La commune urbaine d'Ambatondrazaka n'a jamais cesser d'y implanter des panneaux de signalisation, mais, chaque fois, deux ou trois nuits après leur mise en place, les panneaux s'évaporent. L'année 2009, plusieurs maisons dont des épiceries construites sur ces rebords se sont écroulées suite à un épouvantable éboulement engendré par les eaux de pluie. Bitumé auparavant, depuis des décennies l'axe est devenu méconnaissable. Il y a des jours, la voirie de la mairie d'Ambatondrazaka est descendue sur la place pour y ériger, cette fois-ci, des panneaux en béton. Ces objets sont, jusqu'ici, toujours là, comme par miracle.




Forte recrudescence de cas viol dans son étendue territoriale, selon les archives de la direction de la population et des affaires sociales de la région d'Alaotra-Mangoro. Ainsi pour de mesure plus efficace dans la mise en œuvre d'un plan de lutte contre ce fléau, un centre d'écoute et conseil juridique (CECJ) vient d'être créer à Antsahatanteraka Ambatondrazaka, le 08 octobre 2011. Un fruit issu de l'étroite collaboration entre la direction régionale de l'Alaotra et le CECJ/FPPE de la région d'Atsinanana, ayant comme parrain la direction régionale de la population et des affaires sociales.
Propice
«Un système très favorable dans l'atteinte de nos objectifs et qui renforcera ce déjà mise en œuvre dans la lutte contre la violence envers les femmes et les enfants. 43 communes rurales bénéficieront du service de ce centre. Un appui non négligeable dans la vulgarisation des conseils et le rouage des réseaux pour la protection du droit des enfants», a précisé Parfait Ramerijaona, directeur régional de la population et des affaires sociales d'Alaotra-Mangoro.
Le premier responsable régional a aussi rajouté que depuis quelques temps, sa direction ne cesse pas de recevoir des plaintes de viol. «Du janvier au septembre 2011, plus de vingt personnes sont jetées à la prison pour de viol ou de diverses violences envers des femmes ou des enfants», a-t-il annoncé. Pour clore, Ramerijaona Parfait a mentionné que le centre ne travaille pas pour de l'argent ni de cadeau en contre partie de ses services.
Alerté par le chef de fokontany accompagné par des proches de la victime du viol, des éléments du détachement autonome de sécurité ont procédé à la capture de l'accusé.
Il faut dire que rien n'arrête le désir. Un agriculteur, un homme âgé d'environ 52 ans se trouve actuellement en détention provisoire à Ambatondrazaka pour avoir violé sa propre fille de 17 ans. Il a été arrêté à Befody, une localité se trouvant au fond fin de la commune rurale d'Andrebakely-Est du district d'Amparafaravola. Après son arrestation, les éléments du D.A.S, conduits par le colonel Charles Désiré, nouveau coordonnateur régional du détachement militaire, l'ont remis entre les mains du colonel Rambeloarison Patrice, le commissaire de la brigade préfectorale de la sécurité publique sise à Antsahatanteraka Ambatondrazaka.
«Il a presque fini d'arracher mon slip lorsque je me suis réveillée. J'étais toute endormie cette nuit de 17 octobre 2011 que je n'avais rien senti. Dans le noir, mon père me chuchotait qu'il avait envie de moi et qu'il voulait faire l'amour. Tant bien que mal je suis arrivée à me libérer de ses étreintes mais très vite il m'a rattrapée (…) Je n'ai pu alors qu'appeler au secours», a révélé Elia, la victime, visiblement encore très troublée. Elle est la plus âgée des filles de Radanielina Philibert, le père incestueux.
L'énième fois
«Ce n'était pas la première fois qu'il m'a fait cela. Il y avait des moments, il est venu dans mon lit et, en disant que je suis très belle…et qu'il avait très envie de me faire l'amour. Il a forcé ensuite d'arracher ma petite culotte (…)», a-t-elle enchaîné.
Ancien tolard des années 90, le monstre de Philibert a déjà été condamné pour assassinat. Il a purgé sa peine pendant plusieurs années à la prison d'Ambatondrazaka. Quelques temps après sa libération, son épouse trouva la mort, une personne toujours en déplacement en raison de son travail dans une soi-disant entreprise.

Vers 23 heures, lundi 17 octobre 2011, environ neuf bandits armés ont pris d'assaut un foyer se trouvant au centre du village d'Amboavorikely-Est de la commune rurale d'Amboavory Amparafaravola, une des onze communes prises en mains par le détachement autonome de sécurité.
«Les bandits ont tiré à travers un trou par la porte. Touché dans la partie de son bas ventre, le mari s'est écroulé. Sa femme, essayant de l'écarter de la porte a reçu d'autres projectiles issus d'une série de coups de feu venu du même trou. Elle a été touchée dans le ventre, aux bras et sur une cuisse. Sept bovidés ont été emportés par les bandits. Aucun voisin du couple n'a pas pu venir en rescousse car les bandits ont bloqué toutes les portes des alentours», a expliqué une dame membre de la famille des victimes, les larmes aux yeux.
Évacuées d'urgence à Ambatondrazaka, l'une des victimes de l'attaque, le mari, a succombé à ses blessures malgré la sérieuse intervention des chirurgiens auprès du centre hospitalier d'Ambohimasina. Sa dépouille a été ramenée à son village d'origine, mardi 18 octobre, vers la fin de la soirée. Il est mort trente minutes après l'intervention chirurgicale. Son épouse, étendue sur un lit, visiblement encore dans une inconscience d'un certain degré.
Amboavory est une des localités classées depuis toujours zone rouge en matière d'insécurité. Depuis la première vague de mise en place de détachement autonome de sécurité dans l'Alaotra (Ambatondrazaka et Amparafaravola), cette commune située à environ 120 kilomètres au nord-ouest d'Ambatondrazaka, est parmi les zones prises en mains par les militaires dans la lutte contre l'insécurité. Alertés, ces derniers ont déjà fait tous les nécessaires pour s'élancer dans la poursuite des assaillants.

"Le détachement autonome de sécurité n'est pas pour faire peur aux bons citoyens. Seuls les malfaiteurs ainsi que les bandits et les brigands qui s'en méfient. Nous sommes ici pour faire régner la paix et la sérénité. Cela ne veut pas dire pour autant que nous ne travaillons pas avec les forces de l'ordre existantes ici. Nous travaillons en collaboration avec la police nationale et la gendarmerie", a mentionné le colonel Charles Désiré, coordonnateur régional du détachement militaire.
Cette deuxième vague, composée cette fois des éléments issus du génie militaire de Barikadimy de Toamasina, comporte 35 hommes à répartir dans 11 localités (dont deux nouvelles) situées dans les districts d'Ambatondrazaka et d'Amparafaravola. Leur accueil officiel s'est déroulé samedi 15 octobre 2011 dans les locaux de la Résidence de la région d'Alaotra-Mangoro sise à Antsahatanteraka Ambatondrazaka.
Des faux militaires
Au temps de la première vague, il est à noter que certains individus (des civils) auraient eu l'audace de commettre l'irréparable. Selon des sources, ils auraient voulu faire croire aux habitants de certains parages situés dans le district d'Amparafaravola qu'ils seraient des collaborateurs du D.A.S. Par la suite, les deux individus sont pris en flagrant délit par la police dans un bar à Amparafaravola, et sont actuellement en détention provisoire dans la prison d'Ambatondrazaka pour une usurpation de fonction, de faux et d'usage de faux ainsi que pour une tentative d'extorsion de fonds à des gens habitants la commune rurale d'Ambohimandroso.
Secondé par un lieutenant, le colonel Charles Désiré assisté par son adjudant chef se veut montrer bien claire dans sa déclaration prévenant toute tendance à compliquer la mise en œuvre de l'opération dont entre autres le port des effets militaires à l'endroit de certains civils. "La loi en vigueur indique qu'aucun civil ne peut pas porter aucun effet militaire ou s'habiller en militaire. Je préviens que nous ne tolérerons l'usurpation ou que des faux militaires font leur sérénade dans la nature. Nous sommes aussi là pour stopper cela", a-t-il martelé.


Reboza Julien, ministre de l'eau, dans son discours inaugural tenu à Ambohimiangaly d'Ambatondrazaka vendredi 14 octobre 2011, a dit avec une certaine assurance qu'à partir du moment où la direction est installée, la région d'Alaotra-Mangoro n'aurait plus à s'inquiéter de l'approvisionnement en eau potable. "Je ne m'adresse pas seulement aux gens de cette ville, mais aussi et surtout aux gens habitants les campagnes. Cette direction qui est la branche directe de notre ministère est là pour trouver ce qu'on doit et ce qu'on peut faire pour que tout le monde ait l'accès à l'eau potable", a-t-il souligné.
La matinée inaugurale, marquée particulièrement par une cérémonie rituelle, une immolation d'un taureau offert par le ministre et ses collaborateurs, a connu une venue en masse des chefs de fokontany de la ville d'Ambatondrazaka et des directeurs régionaux. L'on a noté aussi la présence du ministre de la fonction publique et des lois sociales, Henri Rasamoelina, accompagnée de son épouse et de Christophe Randriamanantena, son secrétaire général. Le maire d'Ambatondrazaka, le Me Jacques Andriamanirison Nampoizina Nirina que la naissance de la direction aidera beaucoup de localités dans leurs efforts pour l'adduction d'eau potable. "Cette création va de paire avec notre politique de l'eau. Le fait d'avoir une telle instance rapprochée est davantage favorable pour le bien de la population", a souligné le maître.
Richard Ramandehamanana, chef de la région d'Alaotra-Mangoro, a évoqué des problèmes endurés par certaines localités à cause de l'interruption des projets d'adduction d'eau potable. Quelques communes rurales sont concernées par ce cas dont, jusqu'ici la cause demeure floue. Il s'agit entre autres la commune rurale d'Imerimandroso du district d'Ambatondrazaka et de Tanambe d'Amparafaravola. En guise de réponse, le ministre a dit qu'il essaiera d'y trouver une solution.

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Site mise à jour le 18/05/2012
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