DÉCEMBRE 2010

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INTEMPÉRIE ET MENACE D’INONDATION
TOUJOURS UN CAS INÉVITABLE POUR MANAKAMBOLA

Cette année encore, le mal n’est toujours pas écarté de Manakambola, un petit village situé à 5 kilomètres au sud d’Ambatondrazaka. L’axe, faisant partie de la route nationale 44, est un véritable casseur de vitesse sinon un barrage rendant toute circulation impossible. En effet, après quelques moments du début d’une averse, la localité réputée dans la production maraîchère devient un grand marécage. À partir de ce moment, des badauds ne vous laissent plus d’une semelle.
"Ils proposent d’épauler votre véhicule et ce contre le payement d’une somme exorbitante. Pour les grosses voitures, ils feront tout pour les faire aboutir à l’autre bout du marécage, seulement le coût de ce genre de manœuvre vous coûte les yeux de la tête. Pour un passager, ils sont à votre service si vous avez l’amabilité de leur payer 5.000 ariary. Les bagages, c’est une autre affaire", se plaignent des voyageurs. En attendant, une troupe de petits marchands commencent à étaler du "sakafo" sur leurs petites tables. Le prix d’un "mofogasy", entre autres, peut atteindre 300 ariary l’unité. On y aperçoit même des pirates en compact disc et des prostituées.
"Tarif dites-vous ? Je ne suis pas en mesure de vous le chuchoter…", pouffe un camionneur.

Délaissé

Lors d’une descente d’une délégation conduite par une haute personnalité issue du ministère des travaux publics, le mal a atteint son sommet sur Manakambola. La descente, ayant lieu vers le début de la semaine dernière et dont le principal objectif étant gardé top secret puisqu’aucun organe de presse privé local n’en étant pas tenu au courant. La forte délégation, renforcée par une armada de journalistes de la capitale, voulant accéder à la ville capitale du riz n’a pu poursuivre son périple. Elle a été stoppée net à cause des eaux accompagnées de quelques milliers de tonnes de sable venant des montagnes situées à l’est du village de Manakambola, là où se trouve le célèbre radier qui, chaque fois, à l’origine de l’hystérie de tous les usagers de la RN44. La délégation mystérieuse a été alors obligée, comme tout le monde, de faire face et de voir passer sous sa barbe ce dont Ambatondrazaka souffre depuis la naissance de la route baptisée route de l’autosuffisance alimentaire. Après la petite escale, des sources informent que la haute délégation aurait fait demi-tour. "Malheureusement, Manakambola se trouve au-delà de la limite Vohidiala-Marovoay dans le projet - très médiatisé - de réhabilitation de la 44", soupirent des passagers à bord d’un taxi…brousse.

Manakambola-Ambatondrazaka


CADEAU DE NOËL
UNE OIE À CHACUN DES AGENTS DE LA DREN "ALMAN"

L’association de la direction régionale de l’éducation nationale d’Alaotra-Mangoro a organisé une cérémonie à Ambatondrazaka l’après-midi du mercredi avant la Nativité. Il s’agissait d’une activité ayant lieu tous les ans entrant dans le cadre de valorisation de la fraternité par le biais des petits gestes entre les membres de l’association dont le nom, jusqu’ici n’est pas encore.

Tirage au sort

Chaque année, une somme extraite des cotisations effectuées par chacun des membres de la Sociale Dren Alman est réservée à l’achat d’une trentaine de têtes d’oies. Ces dernières constitueront le cadeau de Noël pour les membres actifs. Comme d’habitude, la présidence de l’association sous le contrôle stricte des membres du bureau se transforme provisoirement en un comité organisateur pour gérer avec toute transparence l’évènement. Ce rôle se dissous sitôt après la distribution des oies. "Pour éviter tout malentendu, nous adoptons toujours le principe "tirage au sort". Ce pour qu’aucun membre ne viennent se plaindre auprès du comité qu’il ou elle a reçu la mauvaise oie après la distribution. Certes toutes les oies ne sont identiques, mais le tirage au sort est le maximum que nous puissions adopter", dit Claude Ralaitafika, vice-président de l’association.
Avant la distribution des oies-cadeaux, le comité les numérote par le biais des papiers suspendus autour de leurs cous. Chaque numéro a son double qui est enfermé dans une boîte en carton. Chaque membre passe ensuite devant la boîte, y enfuit une main et prend un numéro. "Mais comme personne au monde n’est jamais satisfait de son sort, et ce malgré les précautions prises par tout organisateur, il faut toujours s’attendre à ce que quelqu’un vous fasse entendre quelques propos qui vous déçoivent. Certains ont encore dit qu’ils ont pris les mauvaises et les pires des oies…", se lamentent quelques membres, tous des témoins oculaires du déroulement de la scène.

Manakambola-Ambatondrazaka


FERMETURE ANNUELLE DE LA PÊCHE
UNE OCCASION DE S’ENRICHIR PLUS VITE

Malgré la loi ordonnant la fermeture annuelle de la pêche, les étals à même le sol du marché municipal d’Ambatondrazaka sont toujours assez fournis. À rappeler que la date officielle indiquée pour débuter cette clôture tant médiatisée pourtant était le 07 décembre 2010 à zéro heure sur toute l’étendue de la région d’Alaotra-Mangoro. Un début qui, d’un côté n’a été commencé qu’une semaine après et qui, d’après constatation sur terrain, ne pourrait être que symbolique, selon des pêcheurs qui déclarent être abusés.

Louche

"Décidément on n’est plus en mesure de comprendre plus rien actuellement. Comment est-ce que tous ces poissons puissent encore arriver sur ces étals en cellophane étendus par terre, alors qu’on nous a dit que cette activité est strictement interdite pour une durée determinée. Moi, je peux vous jurer que ce ne sont pas des poissons issus d’une ferme privée. C’est du lac de l’Alaotra, je les reconnais rien qu’en les voyant. Mais alors…", s’enrage une femme. Elle fait savoir, carte d’adhésion en main, qu’elle est d’une importante association de pêcheurs opérant dans l’est du grand lac de l’Alaotra. Dommage, a-t-elle dit, que j’ai bien suivi ce qui a été convenu lors d’une descente sur terrain des hautes personnalités pour convaincre tous les acteurs locaux de stopper pour un moment leur activité.
En d’autre terme, la clôture est suivie à la lettre sur le marché d’Ambatondrazaka. Seulement, elle ne s’est, peut-être, intéressée qu’à la fermeture des portes de la poissonnerie municipale, ironisent d’autres mères de famille qui accusent les revendeurs tous des profiteurs très malhonnêtes. Les détaillants, quant à eux, continuent de vendre leurs "baraoa" sur le sol…à un tarif qui dépasse la raison. 27 décembre 2010, dans l’après-midi, une équipe de journalistes a constaté de visu la continuation de l’activité pêche dans le vaste lac situé à 1 kilomètre au sud du chef-lieu de la commune d’Andilanatoby. Des individus en pirogues étaient en train de tendre paisiblement leurs filets…comme si tout était autorisé malgré ce qui est écrit, c’est-à-dire la loi, s’étonnent des passants.

Manakambola-Ambatondrazaka


INTERDICTION DE DISTRIBUTION DES BONBONS

La direction régionale de l’éducation nationale d’Alaotra-Mangoro vient d’émettre pour large diffusion une note officielle avisant tous les responsables des établissements scolaires aussi publics que privés qu’il est strictement interdit de distribuer des bonbons et toute sorte de friandises dans tous les domaines scolaires de toute l’étendue de la direction. Quelque soit l’évènement à savoir jour de classe, diverses évènements organisés pour marquer telle ou telle date, la distribution de tous ces objets sus cités est interdite par la même note dont les copies ont été distribuées à chacun des formateurs lors d’une séance de formation regroupant tous les enseignants et tous les chefs d’établissements publics-privés se déroulant à Ambatondrazaka 4ème semaine du mois courant. Selon Ratovo Tahaka Miandravola, directeur régional de l’éducation d’Alaotra-Mangoro, la précaution a été adoptée pour réduire sinon éviter le risque de l’arrivée des bonbons à l’arsenic dans les mains des élèves dont le tiers de leur emploi du temps est passé dans les domaines scolaires.


DÉBUT DE LA FERMETURE DE LA PÊCHE CE MARDI À ZERO HEURE SUR ALAOTRA-MANGORO

Enfin, il a été décidé de fermer la saison de l’activité pêche dans toute l’étendue de la région d’Alaotra-Mangoro. Cette clôture, devenue le centre de tous les débats, est dictée par la loi la régissant. Débutée ce mardi à 00 heure, elle va durer jusqu’au 15 janvier 2011 à minuit.

Sous haute surveillance

La région d’Alaotra-Mangoro en collaboration avec les autorités émanant de la direction régionale de la pêche et des ressources halieutique ont initié une séance de sensibilisation auprès des acteurs locaux de la filière à savoir pêcheurs et détaillants, la première semaine du mois courant "afin d’éviter toute brusquerie dans l’application du texte officiel ordonnant la fermeture annuelle de la pêche", souligne Stanislas Randrianantoandro, secrétaire général de la région. Lors d’une entrevue avec les marchands de poissons de la ville d’Ambatondrazaka, jeudi 02 décembre après-midi dans les locaux de l’EPP d’Amparabonga des 67 ha, l’on a constaté quelques grognes auprès de l’assistance.

Ce sera jamais nous

"Vous croyez que ce sera de notre responsabilité si des tonnes de poissons arrivent encore sur les tables de tous les ménages durant la fermeture ? À votre place, nous ferions mieux de procéder à de série de contrôles bien sévère pour tout soi-disant stock déclaré à tous les moments de la clôture. Quant à nous, nous resterons alors les bras croisés à partir du mardi. Que faire ! C’est la loi", s’indignent quelques vendeuses. Elles font illusion aux opérateurs de taille ainsi qu’aux vendeurs de poissons séchés. La séance a failli tourner au vinaigre. Déjà quelques-uns ont pris l’accès de sortie.
"Certes, l’interruption de cette activité, techniquement, doit avoir lieu pendant trois mois successifs dont le premier est prévu pour de campagne de sensibilisations", explique un responsable issu de la direction régionale de la pêche et des ressources halieutiques d’Alaotra-Mangoro. À l’entendre, la clôture doit être effective durant deux mois et ce afin que les poissons puissent se reproduire dans toute quiétude. Entre autres, une "besisika" (carpe de variété locale) femelle pesant environ 1 kilo pourrait pondre entre 100 mille à 150 mille œufs dont la fécondation ne peut avoir lieu qu’en milieu extra utérin et surtout loin de toute perturbation. Finalement, après un simple décompte, l’assistance a réalisé que la fermeture ne durera qu’un mois et une semaine. Après quoi, ils déclarent qu’ils respecteront ce délai curieusement écourté.


LUTTE CONTRE LE SIDA - AMBATONDRAZAKA SE MOBILISE

"Même si la ville ne compte qu’un petit nombre de personnes atteintes par le virus, il est de notre devoir de participer à cette lutte. Ensemble, nous pourrons stopper l’accroissement du chiffre et pourrons ainsi préserver nos jeunes, nos compatriotes et nous tous de ce mal qui, cependant est à l’origine des discordes sociales ailleurs". Le propos faisant partie de ceux prononcés au micro par des responsables lors de la célébration officielle de la journée internationale de la lutte contre le VIH à Ambatondrazaka, mercredi 1er décembre 2010, à l’espace situé face à la station Jovenna.

Sortant de l’ordinaire

Ce jour-là, tôt dans la matinée, des individus issus généralement de toutes les institutions existant sur la ville à riz se sont attroupés devant le bureau de la région d’Alaotra-Mangoro sis à Sabotsy Atsimondrova. Tous sont vêtus à la manière des sportifs. "Nous sommes invités à faire une course dont on ignorait jusqu’ici le parcours. Le départ de cette course est prévu à 7 heures", ont-ils fait savoir. La dite course s’appelle "cross city", selon une responsable auprès de la Marie Stopes d’Avaradrova Ambatondrazaka. Vers 8 heures 30, Seth Rabemanantsoa, ancien athlète d’envergure, actuellement délégué régional de la jeunesse et du sport, a enfin annoncé le départ. Ils étaient à peu près une soixantaine de personne à le prendre. Le fameux cross city a traversé les fokontany d’Avaradrova-Nord et d’Avaradrova-Sud et s’est terminé dans la place du marché municipal. Un trajet ayant duré 10 minutes. Quelques conducteurs des taxis-bicyclettes sont aussi venus y participer.
Après l’arrivée des derniers coureurs, tous les participants se sont bien amusés dans une séance d’assouplissement d’ensemble, un geste certainement improvisé par le délégué régional du sport, mais qui a beaucoup amusé mêmes les passants. Ces derniers, notamment les femmes, qui ont éprouvé un peu d’hésitation lorsque des jeunes animatrices de la Marie Stopes sont arrivées sur eux et leur ont offert, à chacun un paquet de préservatifs.





PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT - 15 TRANSFERTS DE GESTION SIGNÉS À DIDY

Quinze communautés locales de bases (VOI) légalement constituées dans la commune rurale de Didy, du district d’Ambatondrazaka, viennent de recevoir leurs contrats portant à la gestion durable des ressources naturelles renouvelables. La cérémonie, à la fois officielle et rituelle, des signatures du transfert de gestion s’est déroulée à Ambohijanahary, le chef-lieu de la commune, la journée du jeudi 25 novembre 2010.
"L’ensemble des zones sous gestion locale sécurisée (GELOSE) passe actuellement de 19.000 ha à 45.000 ha grâce à la mise en place de ces nouveaux transferts de gestion. Les zones classées "Gelose" touchant en grande partie l’espace forestier d’Ambohilero et l’espace agro-sylvo-pastoral (tanety) de Didy", fait savoir Ramenason Solonirina, directeur régional de l’environnement et des forêts d’Alaotra-Mangoro. L’officialisation matérialisée par la signature des contrats dont huit des anciens contrats renouvelés entre dans le cadre du projet COGESFOR dénommé "projet de gestion durable des ressources naturelles pour la conservation des trois régions hot spot à Madagascar". "C’est aussi en même temps la marque de la continuité des actions déjà appuyées par le fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) dans les années 2002 à 2007 dans la Grande-Ile", précise un responsable au sein du projet COGESFOR.
Appuyée par entre autres le WWF et le CIRAD, la commune rurale de Didy en étroite collaboration avec ces quinze nouveaux Vondron’Olona Ifotony, veut se démontrer qu’elle est inlassablement prête pour le sauvegarde de l’environnement. Sur le plan géographique, elle fait partie du corridor Zahamena-Ankeniheny compte tenu de sa biodiversité assez fournie malgré le non coopération de la part de certains exploitants étrangers, notamment des Malaisiens. La commune reçoit du financement venant du PNUD pour sa politique de reforestation.


DIDY OBTIENT SON PREMIER LYCÉE

Inauguré jeudi 25 novembre, une cérémonie officielle effectuée en même temps que celle relative à la signature des 15 contrats pour la gestion forestière, le lycée public de la commune rurale de Didy du district d’Ambatondrazaka souffre déjà d’un manque. Seulement 4 éducateurs y sont affectés pour assumer le rôle d’enseignant au cours de cette année scolaire. Un mal que le directeur du nouvel établissement n’a pas manqué d’évoquer publiquement et qu’il souhaite résoudre en toute urgence malgré le nombre peu élevé des élèves qui y sont inscrits. "Il faut prévoir l’année à venir. Pour cela, nous devons trouver tous les moyens pour étoffer l’équipe pédagogique afin de ne pas perdre inutilement de temps l’année prochaine pour ce genre de problème", a suggéré Jena Baptiste Rakotonindriana, chef de la circonscription scolaire d’Ambatondrazaka. Pour le moment, le nombre d’élèves du nouveau lycée de Didy est jusqu’ici dans la cinquantaine. Mais avec le temps, ce chiffre va certainement changer car désormais les nouveaux et les anciens - pourquoi pas ? - diplômés du BEPC issus de cette localité n’auront plus à se rendre à Ambatondrazaka pour préparer le bac.

Lycée any Didy


DREN ALAOTRA-MANGORO - REGROUPEMENT RÉGIONAL À AMPARAFARAVOLA

Tous les responsables des services de programmation, d’examen et du sport scolaire au niveau des cinq circonscriptions scolaires de la direction régionale de l’éducation nationale (DREN) d’Alaotra-Mangoro sont venus participer au regroupement régional de l’éducation tenu à Amparafaravola du 24 au 26 novembre 2010. Trois jours pendant lesquels un bilan faisant état de tous les résultats de la dernière année scolaire a été établi par Ratovo Tahaka Miandravola, directeur régional de l’éducation.
"Cet atelier est initié dans le but de chercher toutes les améliorations possibles et de les appliquer pour cette année et toutes celles à venir. Partant de ce bilan, rien ne doit pas être laissé au hasard. Le principe est clair, il faut toujours partir du concret, même s’il y a des moments où la créativité s’avère très souhaitable", a-t-il noté lors de l’ouverture officielle ayant cadre les locaux de la cisco d’Amparafaravola qui, selon toujours le dernier rapport, classée deuxième après Anosibe An’Ala sur le taux de réussite aux examens du baccalauréat de l’année dernière.
Ramanohisoa, dit James, chef de la circonscription scolaire d’Amparafaravola, a profité de l’occasion pour rapporter à l’assistance tous les détails sur la dernière entrevue avec des délégations ministérielles (du MEN) ayant lieu à Vatomandry avant la cérémonie nationale officielle relative à la rentrée solennelle scolaire de cette année. "Selon les dernières recommandations issues du ministère de l’éducation nationale (MEN), nous, notamment enseignants et directeurs d’établissements devrons faire tous les nécessaires afin de remédier au manque de candidats dans les options scientifiques", a-t-il noté. Une instruction rendue officielle par Razafimanazato Julien, ministre de l’éducation nationale, lors de son discours à Vatomandry. Selon les derniers chiffres, environ 80% des élèves s’élancent dans les séries littéraires sans pour autant être appréciables dans la maîtrise des langues étrangères.

Lycée any Didy


JEUX NATIONAUX SPORT SCOLAIRE - "FANDINAKA 2011"

Enfin, un nom pour les prochains jeux nationaux de sport scolaire qui se tiendront dans la capitale du riz, ville chef-lieu de la région d’Alaotra-Mangoro. Après mûre réflexion, le comité préparatif local composé de divers responsables issus des cinq circonscriptions de la Dren et des ligues de sport ont voté pour "Fandinaka 2011". Un mot de pleine origine de l’Alaotra. Ce mot reflète suffisamment le sens de tout ce que peut être une compétition. "Fandinaka" dans son sens propre signifie "se battre" tout en adoptant un esprit sportif très riche en fairplay. Dans un autre sens, le mot sous-entend une idée de conviction pouvant amener deux ou plusieurs concurrents à un vrai défi. Celui (ou celle) qui s’en sortira vainqueur aura ce qu’il mérite à savoir une bonne place dans la communauté, la crédibilité ainsi que toute sorte de câlins partout où il va. Au clair, ce sera le grand champion à qui on doit un monument de respect et de sociabilité. Mais étant que tout n’est tout simplement qu’un jeu, le vrai champion respecte aussi les perdants. Ils deviendront amis et doivent s’attendre qu’un jour, leur "Fandinaka" pourra être bien recommencé. Et ainsi de suite. Après le nom, le comité local envisage de lancer un avis de concours (national ou régional) pour le logo des jeux.

Lycée any Didy


BRÈVES

Noël blanc : Presque tous les ménages auraient passé leur Noël dans des conditions plus ou moins inhabituelles si l’on se réfère au rapport d’un petit sondage effectué le lendemain de la journée Sainte sur la ville d’Ambatondrazaka. Plus de 15 sur les 20 personnes interrogées ont affirmé que leurs familles n’ont pas pu célébrer la Nativité comme d’habitude. La plupart des sources, cette année, outre l’éternelle base (le riz), disent n’avoir mangé que du poulet au porc contre des dindes au vin accompagnées d’un gros tas de viandes de tout genre l’année dernière. Le changement est dû, selon les mêmes sources, au pouvoir d’achat et non à des problèmes sanitaires.

Réveillon morose : La ville d’Ambatondrazaka, une commune urbaine pourtant indiquée chef-lieu d’une région à forte potentialité économique, ne trouve pas mieux du moins jusqu’ici comment passer le 365ème jour et dire bonjour le tout premier de 2011. Presqu’aucune affichage n’indique où aller pour vivre ensemble et dans une ambiance toute électrique ce grand moment où les dix dernières secondes – à compte à rebours - font finalement vibrer un cœur réputé être une pierre le long d’une année. Selon un petit sondage, bon nombre de citadins se proposent de passer cet instant historique entre amis et en famille…et on chantera ensemble une nuit bien arrosée.

Hausse de tarif : Depuis trois semaines, le tarif de l’oie n’est plus à la portée de petites bourses dans tout Alaotra; une zone pourtant très connue par sa grande productivité dans le secteur. On peut s’arracher une oie de taille moyenne avec une liasse de billets de 30.000 ariary. Un prix considéré comme phénoménal dans la localité qui quotidiennement, étale la taille identique à 15.000 ariary. Les grands modèles partent contre un payement d’une affreuse somme, 45.000 ariary. Seulement l’acquisition de ces deux types d’échantillons ne peut être possible qu’à la suite un long débat sur le tarif. Pour cela, vendeur et client emploie chacun ses tonnes d’expériences.

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Site mise à jour le 18/05/2012

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