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Ohabolana Malagasy : " Vari-vory amin'abatoraka (karazam-bary) : totoina tsy miray fotsy, ahandroin-tsy miray masaka. " |
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"Plusieurs démarches ont été déjà faites auprès des dirigeants des associations Fram, mais les parents refusent catégoriquement toute idée de prêt d’argent. Ils doutent que nous arrivions à rembourser à temps si le payement de la subvention se fait toujours attendre. Ils disent aussi que l’argent de la caisse est seulement réservé au payement mensuel des enseignants non subventionnés", ont larmoyé des enseignants non fonctionnaires (ENF) de la circonscription scolaire de Moramanga. Les maîtres Fram de continuer qu’en attendant ils sont tentés d’exercer d’autres activités pour subvenir à leurs besoins quotidiens. "Je n’arrive même plus à payer des frais de scolarité pour mes propres enfants. Trois fois déjà, le propriétaire de notre maison a sommé de nous mettre à la porte à cause du retard de payement du loyer", s’est lamentée une autre.
La matinée du samedi 22 janvier 2011, au Stand Central Ambatondrazaka, des ENF étaient en réunion pour créer leur propre association, à l’ordre du jour une série d’élection des membres de bureau. Nous ne sommes pas fonctionnaires, certes, mais est-ce une des raisons suffisantes pour que les payements tardent, s’accumulent et se font par vague. Sachez que l’association des parents d’élèves (FRAM) nous a refusé sa prise en charge depuis que l’État nous subventionne", ont-ils plaint.
Élu à la tête de ce groupement associatif Raberanto, un ENF au sein de l’école primaire public de la commune rurale de Feramanga-Nord. Il a comme vice-président un certain Monsieur Hery qui lui, travaille à l’école d’Andromba d’Imerimandroso. Le bureau comporte aussi de nombreux conseillers. Selon des sources très proches, les ENF d’Ambatondrazaka auraient l’intention de venir personnellement voir des hauts responsables auprès du gouvernement dont le chef, et d’y exposer leur cas, pour la recherche (ensemble) d’une solution durable.

La fête a eu lieu un joli vendredi, dans la propre cour de la mairie d’Ambatondrazaka. Une cérémonie assistée par tous les membres du personnel et, quelque peu marquée par une (timide) présence des petits responsables issus de la région d’Alaotra-Mangoro. Ces derniers accusant un gros retard sur leur arrivée n’ont pu que rater la danse de la traditionnelle "afindrafindrao" et leur tour de paraître sur le pupitre, pour des allocutions cérémoniales des vœux.
"Nous avons déjà réalisé pas mal de choses pour le développement de la ville, entre autres l’extension du réseau d’électrification ainsi que celui de l’adduction d’eau très potable. Un stade omnisport pour les épreuves collectives et bien d’autres. Nous n’arrêtons que jusqu’à ce que tout le contenu de notre programme soit réalisé sur la ville d’Ambatondrazaka dont la dignité disparu. Nous ferons tout pour que cette honneur soit réattribuée, voire plus, à la ville fondamentale de l’autosuffisance alimentaire", a parlé le maître Jacques Nirina Nampoizina Andriamanirison, maire d’Ambatondrazaka, lors de son discours du vendredi 21 janvier dernier, vers le milieu de la journée.
Une sculpture d’un bateau à voile a été aperçue sur la table des invités d’honneur. Le discours du premier magistrat de la ville ayant comme intro la célèbre chanson de "Iny Lalan’Iny". Davantage, tous les invités ont applaudi. "Oui, nous sommes effectivement en quête de financement pour le bitumage des rues de la ville", a-t-il dit.
Le président du conseil municipal, suivi par bien de membres de son staff a esquissé quelques pas folkloriques pour rendre honneur. Un geste que les invités ont, d’abord applaudi, et ensuite imité. Le couple, le maire et son épouse, a fini par improviser un duo plus que mémorable: "Tsy mba misy tsy ho diso, f’izay mikiry no adala a". Ils chantent très merveilleusement, a-t-on lâché. Et le reste de la journée marquée par un déjeuner bien arrosé, dans une ambiance assez détendu.


Des sources au sein des institutions parlementaires ont affirmé qu’un programme de création de pluie artificielle va avoir lieu incessamment dans la région d’Alaotra-Mangoro. Ce pour résoudre le problème de manque d’eau pour l’irrigation des rizières. L’on note que, en temps normal, tous les travaux de labour et de repiquage des jeunes plants de riz devraient déjà être terminés vers début janvier, et la première récolte prévue vers le début du mois de juillet. D’après des techniciens membres de la fédération des producteurs de la zone rizicole Mariane / PC15 d’Ambatondrazaka, un endroit vaste de quelques 4.000 hectares, les 25.000 m3 d’eau extraits du barrage de Bevava de la commune rurale d’Ilafy n’ont pu assurer que deux mois d’irrigation de l’étendue, et ce à compter du 19 novembre 2010. Ainsi, vivement cette pluie artificielle sinon la saison blanche cette fois-ci pour le célèbre grenier de la Grande-Ile.
Des matchs de basket-ball masculin opposant des équipes issues des fokontany de la ville d’Ambatondrazaka se déroulent depuis un certain temps au stade Maître Zaka de l’Espace Vert du Stand Central. Deux matchs de demi-finale ont eu lieu samedi dernier dans l’après-midi. Résultats : l’équipe d’Antanifotsy est battue par celle d’Antsahatanteraka, et l’autre rencontre est remportée par la formation de Madiotsifafana face à Ambohimasina. Lors de la finale se déroulant l’après-midi, le lendemain, au même stade, la rencontre a dû être arrêtée sur le score de 78 partout à cause d’un envahissement de terrain. À l’origine de l’incident, le non conformité entre le score écrit sur le tableau et celui qui a été marqué dans les feuilles de match. La finale entre Madiotsifafana et Antsahatanteraka est alors reportée dimanche prochain, l’après-midi, au même stade.

Une série de visites de tradition à la mairie d’Ambatondrazaka et au chef de la région d’Alaotra-Mangoro est effectuée par une équipe de journalistes regroupés dans l’association connue sous le nom de SPM (Solidarité Professionnels Média). Une association qui, réunissant tous les correspondants des organes de presse écrite, figure parmi les plus actives dans le domaine d’amélioration technique de sa capacité dans son exercice.
"Étant donné notre statut de correspondant, nous agissons toujours avec l’esprit adoptant le sens de la proximité, du concret et de la neutralité. Pour nous, les informations se diffusent dans une route à double sens. Ce qui nous préoccupe le plus est que comment la population locale puisse suivre toutes les actualités de sa propre localité. Pour cela, il nous faut un champ d’action plus large sinon on n’arrive jamais à couvrir tous les secteurs… ", dit Raembosoa, vice- président de la SPM.
Les visites, à titre de présentation des vœux à l’occasion du nouvel an, se sont déroulées mardi 04 janvier 2011, dans la matinée. Tous les membres de la délégation de l’association ont été d’abord reçus par le Me Andriamanirison Jacques Nirina Nampoizina, maire de la commune urbaine, dans son bureau. Une retrouvaille qui n’a fait que préserver un climat déjà assez bien entretenu entre les deux entités. Dans le grand salon d’accueil de la région, le docteur Ramandehamanana Richard, ancien co-directeur national du comité de OUI lors de la campagne référendaire a vivement souhaité que chaque journaliste, local ou correspondant exerce sa carrière dans toute liberté sans pour autant omettre tout le contenu de la déontologie. "L’éthique, c’est ça qui devrait être à la base de tout ce que vous êtes en train de faire. Soyez des professionnels, des responsables tout en étant des citoyens", dit le chef de région.


À la grande surprise d’un public venu en nombre surchargé – comme c’est toujours le cas la nuit de la Saint Sylvestre – le programme a été tenu et réalisé au Stand Central d’Ambatondrazaka. Des filles, soi-disant des mannequins, venues de la capitale ont défilé. Vêtues de hot lingeries de deux pièces dont un, par sa qualité transparente, laissant le regard le transpercer. Comme dessous un voile collant qui n’a fait qu’augmenter la sensation du jamais vu dans les yeux de tous les fêtards de la capitale du riz, une capitale… où un tel spectacle s’entamant à la juste limite d’une simple petite séance de striptease n’a jamais eu lieu. Contrairement à l’égaiement des jeunes et des hommes célibataires, la gent féminine (surtout les femmes) a vu la démonstration d’un mauvais œil. "C'est vraiment osé. Alors qu’ici il n’y a pas que des obsédés. Ci c’est comme ça, je ne mettrai plus les pieds dans la soirée de cette sorte. Je m’attendais à un simple défilé, certes sexy, mais pas de cette apparence", rugit une dame en compagnie d’un cortège de famille.
D’autres personnes s’interrogent sur la tenue d’une telle séance dans un endroit public. "Je suis curieux de savoir si c’était vraiment convenu avec la mairie. Je crains fort que cette dernière n’ait été dupée…ou bien…on entre actuellement dans une autre époque mais c’est moi qui suis en retard…hou, hou. En tout cas ça ne fait vraiment mal à personne. La fête quoi !", s’émerveille un sexagénaire en compagnie de ses semblables. À l’estimer, il devrait être l’un de ces costauds qui boivent énormément.

Le responsable représentant le ministère de la jeunesse et des loisirs dans Alaotra-Mangoro, en la personne de Ralaivaohita Solofo Dimby, se plaint des mauvaises intentions des individus qui persistent à occuper illégalement une bonne partie du terrain appartenant à son ministère. "Les autres sont là à cause d’un contrat qui leur ont permis de s’installer provisoirement. Le terrain ne leur appartenant pas, ils les louent au ministère. C’est pourquoi ils ne sont pas autorisés à édifier des bâtiments en dur. Mais à la longue, à l’insu des autorités telles celles au sein du Domaine et du Fokontany, ils ont obtenu des titres certifiant que bon nombre de parcelles du terrain leur appartiennent actuellement. Une chose que je ne minimise pas. J’ai déposé auprès des autorités compétentes une opposition", note l’homme de l’État.
Selon ses affirmations lors d’une conférence de presse tenue à Ambatondrazaka vendredi 31 décembre 2010, il y a aussi un particulier qui lui tient tête sur cette affaire. "Selon le contrat, ce bâtiment en dur qu’il a construit revient au ministère au bout de dix ans. Ce délai est expiré à la fin du mois de décembre 2010. Mais le monsieur n’affiche non plus l’air de s’apprêter à son départ et de quitter les lieux. Il y aurait déjà, lui aussi implanté une borne selon des sources sûres", rajoute le directeur régional. Ainsi, dans son projet de se créer des bâtiments en guise de bureau dans les régions, le ministère de la jeunesse et des loisirs aurait bien du pain sur la planche. Pour le moment, le directeur se demande bien qui est à l’origine de cette illégalité qui a fait perdre presque les deux tiers de la propriété ministérielle.

La gendarmerie nationale a encore surpris un réseau de trafic de tortues dans le Sud. Au total, 332 de cette espèce protégée ont été interceptées.
Mercredi 08 décembre 2010 au beau milieu de l’après-midi, 143 tortues - âgées de 2 à 4 ans - ont été interceptées à Betioky. Elles étaient à bord d’un taxi brousse immatriculé 9086 UB en provenance d’Ambovombe Androy. Le même jour, 189 tortues à destination d’Antananarivo ont été surprises et arrêtées par la gendarmerie à Fianarantsoa.
À la suite d’une enquête menée par la brigade la gendarmerie de Betioky, en collaboration étroite avec l’agent local, administrateur forestier, Ramarolahy Jean, un individu âgé de 43 ans a été capturé. Selon les agents, il serait l’auteur principal de l’acte. Les tortues, il les aurait volées dans le parc national de Tsihombé.
Un réseau
Les forces de l’ordre ont mis la pression lors de l’enquête au point que le présumé auteur principal a fini par avouer quelques confidences. "Les tortues ont été volées dans le parc national. Moi, je ne suis qu’un intermédiaire, le receleur n’est autre que Francis. Il habite au logement F 36 dans le quartier du bazar de Toliary. Les tortues seront acheminées vers Antananarivo. Un autre receleur est chargé de livré à un exportateur", a-t-il avoué.
L’interpellation a été effectuée sur la base du renseignement livré par un voyageur à l’administration forestière. La gendarmerie a procédé par la suite à la fouille systématique de tous les bagages des passagers et le taxi brousse.
Après l’arrestation de l’auteur, l’enquête a été menée par le Lieutenant Rakotomanjarisoa, officier coordonateur de la gendarmerie de Betioky, le Chef cantonnement, RANDRIA Zig Zag, et en présence de Mme Olinah, représentante du Directeur régional des Forêts de Toliary, les représentants du WWF et d’autres personnalités dépêchées par des bailleurs de fonds. Plusieurs témoins ont été auditionnés. Selon la procédure habituelle, l’affaire est actuellement entre les mains du tribunal de Toliary. Les tortues seraient ramenées dans leur habitat d’origines.
1. Rappel des faits
Le mercredi 8 décembre 2010 à 16 h, 143 tortues ont été interpelé à bord d’un taxi brousse immatriculé 9086 UB en provenance d’Ambovombe Androy. Le même jour 189 tortues à destination d’Antananarivo ont été surprises et arrêté par la gendarmerie à Fianarantsoa.
Après l’enquête de la brigade la gendarmerie de Betioky et l’agent de l’administrateur forestier, les tortues ont été volées dans le parc national de Tsihombé. L’auteur est le sieur RAMAROLAHY Jean, âgé de 43 ans.
2. Déroulement et conclusion de l’enquête
L’interpellation a été effectuée sur la base du renseignement livré par un voyageur à l’administration forestière. La gendarmerie a procédé par la suite à la fouille systématique de tous les bagages des passagers et le taxi brousse.
Après l’arrestation de l’auteur, l’enquête a été menée par le Lieutenant RAKOTOMANJARISOA officier coordonateur de la gendarmerie de Betioky, le Chef cantonnement, RANDRIA Zig Zag, et en présence de : Mme OLINAH représentante du Directeur régional des Forêts de Toliary, les représentants du WWF et les autres bailleurs de fonds.
L’auteur a révélé les faits suivants durant l’enquête :
• Les tortues ont été volées dans le parc national
• Il n’est qu’un intermédiaire, le receleur est le prénommé Francis domicilié au lot F 36 bazar de Toliary,
• Les tortues seront acheminées vers Antananarivo. Un autre receleur est chargé de livré à un exportateur,
• L’enquête a été conclue à 18 h 00. Plusieurs témoins ont été auditionnés. Selon la procédure habituelle, l’affaire sera transmise au tribunal de Toliary. Les tortues seront ramenées dans leurs origines.

Mardi 28 décembre, la matinée, une lourde délégation conduite par le chef de la région d’Alaotra-Mangoro, est descendue sur le chef-lieu du district d’Amparafaravola dans le cadre de présentation officielle des personnes issues de la région récemment désignées membres des deux institutions parlementaires de la Transition. La cérémonie s’est déroulée au stade de foot d’Antsahavola Amparafaravola dont la tribune était pleine à craquée.
Boudée
Au grand étonnement des autorités et des grandes têtes pensantes politiques, la solennité n’a été honorée que par un public curieusement infime venu au nom de la population locale. "On dirait que les voitures des invités de marque et celles des organisateurs sont plus nombreuses que les personnes ici présentes. La toute première fois que j’assiste à un tel spectacle. Mêmes les artistes les plus médiocres feraient mieux", remarque un père de famille. Comme ses camarades, il se demande aussi comment ces personnes sur la tribune officielle puissent encore rester bien assises sur leurs chaises alors que le stade est quasiment désert. "Finalement, je ne comprends plus ce que les politiciens auraient dans la tête. Au lieu de continuer à se ridiculiser ainsi, ils feront mieux de trouver une salle et y transférer la cérémonie. Comme ça, ils se sentiront autrement", dit un autre qui, comme bon nombre de gens, choisit le portail du stade comme endroit où il peut s’offrir une vue panoramique.
Mais ce n’est pas tout. Parmi les grands invités se trouve une vice-présidente du congrès de la Transition. Il s’agit de Irma Naharimamy dont on ne sait pas encore l’impression face à la situation. De leur côté, les quelques personnes à la tête de cette organisation échouée ont eu du mal à dissimuler leur tourment. "Nous-mêmes, nous n’étions au courant de rien. Que ce soit par radio ou par télévision", commentent quelques passants. Les critiques sont venues de partout. D’autres disent que mêmes s’ils étaient tenus au courant, c’est leurs travaux dans les rizières qui importent avant toute chose. "Ces têtes à présenter, je les ai déjà vues à la télé. Surtout ce n’est pas maintenant qu’on me parle que ce sont des jeunes figures nouvellement reverdies et très promettantes".

Il faut dire qu’outre son statut de premier grenier de la Grande-Ile, Ambatondrazaka n’est pas loin des autres villes en matière de recette de déchets quotidiens. Quarante tonnes par jour dont les composants ne cessent d’étonner les employés de la commune urbaine. "Nous remarquons que certains bacs à ordures contiennent toujours des vieux matelas grossièrement jetés entassés aux rebords. D’autres comportent des cadavres de chiens ou de chats", informent les agents. Ils étaient en train d’extraire le contenu effroyable d’un bac situé dans la rue donnant sur le cœur du fokontany d’Ampasambazimba.
Étonnant
Personne ne s’est souciée de ce que peut être le poids du contenu des 22 bacs à ordures répartis dans les neuf fokontany de la ville d’Ambatondrazaka avant une descente sur l terrain d’une équipe de journalistes locaux pour mener une séance d’interview. "Vraiment, c’est ça que vous êtes en train d’enlever chaque jour avec ces engins ? Je n’en crois pas mes oreilles. On dirait que les déchets ne sont pas en rapport avec la dimension de la ville et du nombre de la population. Je n’arrive pas à comprendre comment est-ce que ça puisse se produire", lâche une mère de famille. Elle, comme bien d’autres, a été très attentive pendant l’interview.
La mairie d’Ambatondrazaka emploie des tracteurs pour s’occuper de l’enlèvement d’ordures. Chacun des engins font quatre voire cinq voyages par jour pour cette tâche que la masse populaire a ignoré sinon l’a sous-estimée pendant fort longtemps. "C’est à cause de cette insouciance que les gens n’ont pas le sens plein du civisme. Ces 40 tonnes ne sont que les déchets extraits des bacs. Il ne faut pas oublier ceux qui sont jetés partout et surtout, les pires de tous, les matières fécales…", notent les agents dépêchés par la voirie. En cas de rupture de stock de carburant sur la ville, tout se complique. Impossible d’assurer le ménage.

Cette fois-ci, la situation divise la population de la ville d’Ambatondrazaka en deux. D’abord, il y a ceux qui s’irritent par le manque de choix sur les soirées pour vivre en amis et dire adieu à l’année 2010 qu’ils baptisent une année de tous les maux qui puissent être dans l’univers. "Même au terme de cette maudite année, on n’est toujours privé de tout, même pas le minimum de plaisir qu’il fallait pour la terminer. On se demande pourquoi on nous fait endurer tout cela", ont nargué quelques groupes de jeunes issus des études supérieures. Ils étaient à la gare routière de la ligne nationale pour faire des réservations de places pour la capitale.
Mais certains, surtout les parents, sont ravis de la situation. Le "sommeil" passager des disc-jockeys leur font revenir la joie de vivre, pour avoir passé enfin un réveillon en famille et au grand complet. "Espérons que cela va durer. Ah, quel plaisir d’avoir tous ses enfants et toute sa famille regroupés sous le même toit pendant la Saint Sylvestre. La dernière fois, je ne me souviens plus. Ah, comme c’est bon. Dommage qu’aucun des jeunes d’aujourd’hui ne vous comprend !", se réjouissent des parents lors d’une rencontre dans la rue. "Comme à l’université, ils peuvent faire la grève pour réveiller le DJ et de les obliger à leur organiser une soirée de toutes les folies…ha, ha, ha. On les a eu cette fois", ironisent d’autres. Pour eux, la crise n’aurait pas qu’une seule face. À quelque chose malheur est bon !

Il ne s’agit pas d’un être humain, ni un animal mais un grand trou mortel qui est né d’une série d’avalanche d’eau venue des deux canaux d’évacuation sur la rue située à l’entrée nord du fokontany d’Ampasambazimba de la ville d’Ambatondrazaka. Il y a presque cinq ans, la partie ouest de l’artère a cédé sous la rafale d’une tornade. Depuis, la situation ne cesse d’empirer. La rue n’a plus que sa moitié. La même chose commence aussi à se produire dans le côté est. Jusqu’ici, il n’y a que deux panneaux avisant le danger. Récemment, la commune urbaine d’Ambatondrazaka a implanté des piquets à quelques mètres de l’entrée et de la sortie de la rue pour que les gros véhicules n’y passent plus afin de réduire le risque d’accident par effondrement. En dessous de la rue se trouve un passage d’eau par le biais de deux buses protégées par une énorme plaque en béton armé placée au dessus. Mais cette plaque s’est écroulée. Ce qui explique l’éboulement qui, l’année dernière, a causé aussi la perte inévitable d’une maison-épicière. Il faut dire que ce grand trou de la mort est en quelque sorte un grand danger pour les camions citernes y passant régulièrement pour approvisionner, en carburant, la Jirama dont la centrale thermique se trouve juste à côté. Mais malgré l’avertissement et les piquets pour barrer la route à des poids lourds, ces derniers ont toujours l’audace de forcer le passage, y compris ceux classés inflammables.

Panique chez les producteurs rizicoles : dans l’étendue de l’Alaotra. La tombée des pluies se faisant de plus en plus rare, ils craignent que la saison puisse débuter cette année. Les travaux de laboure n’ont même pas encore commencé dans plus de 80 % de la totalité des surfaces cultivables. Pour les paysans une pluie artificielle voire un ou trois cyclones seront très souhaitables.
Baisse du tarif de l’oie sur les étals du marché municipal d’Ambatondrazaka. Ce qui paraît normal après les fêtes dont le menu principal n’épargne pas la vie à cette sorte de volaille. Une oie de taille moyenne s’achète actuellement à 15.000 ariary tandis que la viande de porc, la première semaine du mois courant a été presque introuvable.
Montée d’un cran de tension chez les pêcheurs opérant dans la zone est de l’Alaotra. À l’approche du 15 janvier, date de la fin du délai de clôture de la fermeture annuelle de la saison, ils disent être victimes d’une duperie de la part des autorités locales. "Qu’ils ne viennent plus nous raconter des salades pour cette année. Nous nous demandons si l’arrêté dont ils nous avions parlé a réellement existé", reprochent les pêcheurs.
Vol à la tire en recrudescence sur Ambatondrazaka. Au marché municipal, dans le secteur dénommé Hilton, trois bonnes religieuses en étaient les grandes victimes. Elles étaient dépouillées de tout leur argent. Les malfaiteurs, en général des enfants mineurs et des femmes enceintes ne cessent de faire parler d’eux sur cette partie de la localité où, faute d’organisation d’emplacement des étals, les gens se bousculent.
Tué sur le coup. Soupçonné d’avoir eu à plusieurs reprises une série d’entretiens douteux avec la femme de son cousin, pendant une danse de slow, lors de la soirée de la Saint Sylvestre, un homme a reçu un grand coup. Une lourde branche d’arbre lui a fracassé la tête. Son cousin l’aurait invité à boire un coup dehors, et c’était là qu’il le tua. Après l’acte, le jaloux a pris la fuite. Le drame s’est passé à Andrarabary-Kely du fokontany d’Ampasambazimba d’Ambatondrazaka.
Hausse de tarif : Depuis quatre semaines, plus personne ne peut s’arracher une oie de taille moyenne avec une liasse de billets de 30.000 ariary. Le tarif de l’oie n’étant plus à la portée de petites bourses dans tout Alaotra, les gens a eu tendance à s’attaquer à d’autres choix pour fêter le nouvel an. Alaotra, une zone pourtant très connue par sa grande productivité dans le secteur. Selon les détaillants, le prix ne redescend que quelques semaines après le mois de Janvier.
Formation pédagogique : Trois jours de formation pour le renforcement de capacité a regroupé tous les enseignants et chefs d’établissements de la circonscription scolaire d’Ambatondrazaka. L’assistant comprend des personnes issues des collèges publics et privés. Des responsables au niveau des services de la pédagogie, des examens ainsi que de la formation au sein de la direction régionale de l’éducation nationale d’Alaotra-Mangoro ont dirigé la séance.
Clôture de pêche : D’ici quelques jours, plus précisément le 15 janvier 2011, s’achèvera la période de la clôture officielle de la pêche dans la région d’Alaotra-Mangoro. Notons que jusqu’ici les portes de la poissonnerie du marché municipal de la ville d’Ambatondrazaka sont effectivement fermées, mais les poissonniers continuent leur activité dehors, juste au bord de la rue avoisinant les étals interdits. Plus d’un se demandent si la loi ordonnant la fermeture est sérieusement appliquée avec rigueur.
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Site mise à jour le 18/05/2012
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